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Lyon - Soirée "LA PUB EN PROCES"

Article publié le vendredi 13 avril 2007

Compte rendu soirée Comoedia, 20 avril, 19h30

« La pub en procès. Projection-débat autour du documentaire ‘Un rêve tchèque’ »

Pourquoi cette soirée ? Afin de sensibiliser les citoyens lyonnais (et les autres !) autour de la question de l’envahissement publicitaire et de l’action des déboulonneurs, une soirée débat a été organisée au cinéma Comoedia. Ce cinéma a la particularité de ne pas diffuser de publicité, et de choisir une programmation variée et tournée vers les films d’auteurs. L’objectif de cette rencontre était d’échanger des points de vue sur la publicité, sur les différents moyens à mettre en œuvre pour lui résister et, enfin, d’informer les participants de la tenue des procès du 2 mai et du 4 juin. Suite à la projection, en prenant à tour de rôle la position d’avocat, de procureur, ou encore d’accusé ou de victime, les déboulonneurs et le public ont joué ensemble le procès de la pub, de ses méthodes, mais aussi celui des actions anti-pub, afin de se préparer aux procès à venir !

Le film « Cesky sen » (« un rêve tchèque »), Réalisé par Vit Klusak et Filip Remunda, est sorti en Novembre 2005. Synopsis : Le récit d’une vaste supercherie, imaginée par deux étudiants en cinéma dans le cadre de leur film de fin d’études. Le film montre l’obsession des gens pour les hypermarchés, et le pouvoir de la publicité. Lors du tournage, les auteurs ont préparé une campagne publicitaire massive (dont des publicités à la télévision, des affiches publicitaires, des dépliants, etc.) pour promouvoir l’ouverture d’un nouveau supermarché, appelé "Český sen" (Le rêve tchèque). La campagne mettait en avant des prix incroyablement bas et une "surprise pour tout le monde" le jour de l’ouverture. Les slogans publicitaires étaient "Ne venez pas", "Ne dépensez pas", etc. Le jour de l’ouverture, des milliers de personnes sont venues pour l’inauguration. Après la coupe du ruban, ils se sont mis à courir vers le nouveau supermarché, qui n’était en fait qu’un leurre formé d’une simple toile peinte imitant un supermarché. En arrivant auprès de la toile, et en découvrant la supercherie, les réactions ont été diverses. Certains comprirent le message de cette action, certains l’ont pris de façon humoristique, mais la plupart étaient en colère pour avoir été trompés.

Déroulement de la soirée : Une douzaine de Déboulonneurs étaient présents lors de la soirée, certains tenant une table de presse (mettant à disposition de la documentation, des coupons de soutien, des bons de souscription…), d’autres dans la salle de projection afin d’initier le débat à la fin du film. Juste avant la projection, Bertille prend la parole en tant que « juge », et annonce que, dans le procès de la publicité, une nouvelle pièce est apportée au dossier, à savoir le film. A 20h30, le film débute, dans une salle presque pleine (115 places), et se termine à 22h. Bertille prend la parole pour annoncer la poursuite du procès de la pub, alors que deux déboulonneurs- sandwiches (déguisés en panneaux publicitaires) font une irruption intempestive, psalmodiant leurs slogans. Les déboulonneurs, dispersés dans la salle, s’apprêtent à prendre les rôles de la défense (avocat de la pub) ou de l’accusation, et lancent les premiers arguments. Très vite cependant, le procès nous « échappe », le public intervenant avec véhémence, qui pour défendre la pub (se faisant volontairement l’avocat du diable), qui pour la condamner. Certains font part de leur expérience personnelle, notamment une jeune femme très émue qui exprime sa difficulté à sortir des carcans sexistes imposés par la pub, et qui finit son intervention en nous remerciant très chaleureusement pour notre combat. D’autres, un peu provocateurs, nous rappellent que nous faisons notre propre pub, ou encore font valoir la faible mixité sociale dans la salle de projection (« nous avons tous un peu les mêmes idées, ici »). Le débat prend fin à 23h30, car la salle doit fermer. Les participants discutent encore devant la table de presse avec les déboulonneurs lorsque nous sommes invités à sortir du cinéma. En définitive, cette soirée a porté ses fruits, le débat a bien pris, malgré le peu de temps qui nous était imparti. Bien que nous n’ayons finalement pas eu le temps pour aborder vraiment les questions de fond, notamment concernant les modes d’action, cette rencontre s’est déroulée sous le signe de la bonne humeur et de l’échange, ce qui est déjà une réussite. Un seul bémol : la forte homogénéité sociale du public !



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