Soutien aux déboulonneurs

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Compte-rendu de l’action lilloise du 22 décembre 2006

dimanche 7 janvier 2007, par stéphane

Le rendez-vous était donc donné au croisement de la rue des Tanneurs et de la rue de Béthune à 17h55 ce vendredi 22 décembre 2006. Lieu stratégique s’il en est, en cette période de Noël et de la surconsommation qui lui est dorénavant associée.

Les passants tour à tour indifférents, curieux, agacés, intéressés rejoignent le groupe d’une quarantaine de personnes. Face à eux se dresse une affiche publicitaire détournée, qui sert de toile de fond à l’intervention d’Alessandro pour présenter l’action aux sympathisants et aux passants. Portée par des membres du collectif, l’affiche cartonnée mobile s’avance vers la rue des Fossés, où aura lieu le premier barbouillage. Nous la suivons... Pendant ce temps, Guillaume explique notre action à l’aide du porte-voix, d’autres tractent afin de diffuser au maximum de monde les revendications des déboulonneurs.

Nous arrivons face à notre première cible, deux panneaux déroulants bien lumineux de 2x1 m, la caméra de France 3 nous suit inlassablement... Thomas, le barbouilleur du jour, appose son premier message :"LA PUB FAIT Dé-PENSER. Applaudissements...

Certains passants s’arrêtent, écoutent et regardent alors que d’autres ne peuvent s’empêcher de passer en râlant... Sur le second panneau : la revendication du 50x70cm est affichée. Nous reprenons notre chemin vers la rue des Molfonds.

Nous voici face à un seul panneau publicitaire de même type, Thomas barbouille alors : "BONHEUR PUBLICITAIRE=CHIMERE". Mais il n’a pas fallu plus longtemps pour que les représentants de l’ordre accourent. Ces derniers ne semblent pas au courant de ce qui se trame ici, et, suite à quelques explications concernant l’action, ils demandent les papiers du barbouilleur et d’Adrien et Alessandro, et font les habituelles vérifications. Cependant ils ne procèderont à aucune arrestation. Comme me l’a indiqué un journaliste de l’AFP parti leur demander, ils suivent "les consignes, tant qu’il n’y pas de casse, il n’y a pas d’arrestation", les consignes émanent des préfectures.

On lance alors la chanson, des tracts avec les paroles sont distribués. Martin intervient et souligne les nouvelles formes que prennent ces types de publicité : de plus petite taille, mais tout aussi énergétivores et envahissants, souvent apposés sur des murs privés, ces panneaux poussent comme des champignons dans nos rues.

A ma grande surprise, qui fut bonne donc, certains passants prirent le texte et se mirent à chantonner avec nous, sur l’air bien connu du "déserteur" de Boris Vian. Comme on l’aime beaucoup cette chanson...mais surtout comme l’action s’arrête là… on décide de la reprendre tous en choeur une deuxième fois. Il est donc 18h20 quand l’action s’arrête. La petite troupe se disperse, le rdv est donné au café citoyen pour ceux qui souhaitent continuer à en discuter.